Joie pour les cœurs qui cherchent Dieu – Homélie du Mercredi de la 14è semaine du Temps ordinaire, 08.07.2020 Année A

Joie pour les cœurs qui cherchent Dieu – Homélie du Mercredi de la 14è semaine du Temps ordinaire, 08.07.2020 Année A

PREMIERE LECTURE – Lecture du livre du prophète Osée 10, 1-3.7-8.12
PSAUME –104 (105) « Recherchez sans trêve la face du Seigneur. »
Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 10, 1-7

« Cherchez le Seigneur et sa puissance, recherchez sans trêve sa face ;(…) Vous, la race d’Abraham son serviteur, les fils de Jacob, qu’il a choisis. » Il n’ya, dans le psaume de ce jour, aucune tentative de discrimination envers les autres peuples de la terre, dans cette exhortation à chercher le Seigneur. Les fils de Jacob constituent les fils de l’élection, tous comme dans l’évangile d’aujourd’hui, le Christ élit douze apôtres pour assurer la continuité de son œuvre. Dieu ne fait pas de différence entre les peuples et les hommes, mais ils donnent à certains, de porter une part de sa mission. Ce psaume rappelle tout simplement à Israël ses origines, son parcours jonché d’embuches et surtout l’intervention merveilleuse de Dieu dans toute cette histoire faite de vagues. Le psalmiste invite donc Israël à chanter sans cesse les louanges au Seigneur en célébrant sa grandeur, parce qu’il n’ya pas de plus grande « joie pour les cœurs qui cherchent Dieu » que de glorifier son Nom Très Saint.

On se demande parfois pourquoi chanter la gloire de Celui qui est déjà glorieux en Lui-même. Il n’est pas de notre nature humaine de chanter la gloire des autres, à plus forte raison, chanter la gloire de Celui qui échappe totalement à l’emprise de nos sens : la vue (nous ne voyons pas Dieu), le toucher (nous ne le touchons pas non plus, à l’instar de l’apôtre Thomas qui a eu ce privilège de vérifier empiriquement la résurrection du Seigneur afin de le glorifier en connaissance de cause).

A y voir de près, Dieu ne nous demande pas de le glorifier parce qu’en le faisant nous apportons une chose substantielle, c’est-à-dire fondamentale ou de plus à ce qu’Il Est, mais plutôt parce que nous nous faisons proches de Lui en rendant effective la réalité selon laquelle, plus on loue le Seigneur, plus on s’en rapproche et on vit de ses merveilles. La quatrième préface commune de la liturgie eucharistique nous explique ce qui peut s’apparenter à un paradoxe, mais qui dit pourtant le vrai sens de nos louanges au Seigneur : « Tu n’as pas besoin de notre louange et pourtant c’est toi qui nous inspires de te rendre grâce : nos chants n’ajoutent rien à ce que tu esmais ils nous rapprochent de toi, par le Christ Notre Seigneur ». Il n’ya donc rien de choquant en cela, car Dieu reste la maitre de l’univers et si jamais la prétention de l’homme était de croire que chanter des louanges à Dieu consistait à allonger la durée de vie du créateur, alors l’homme n’a rien compris de ce Dieu, tout comme il ne comprendra pas grand chose de la mission du Christ. Il était donc urgent pour Jésus de mettre à part douze personnes représentant l’humanité dans les douze tribus d’Israël, race d’Abraham selon le psaume justement, afin qu’ils entrent à l’école du Seigneur, pour mieux comprendre et transmettre sa volonté à l’humanité entière. Chantons les louanges au Seigneur pour mieux nous rapprocher de Lui.

Père Etienne KANGUE ESSIBEN, Cssp
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La publication a un commentaire

  1. Thérèse Moreau

    Quand j’étais enfant, j’allais au catéchisme ( tous les jours à 7H avant la messe de 8H) et nous apprenions par coeur des questions et des réponses. Parmi elles: pourquoi l’homme est-il créé? Pour aimer, louer, et servir Dieu.Voilà, tout était dit.Et je me rappelle ce que disait le prêtre pour commenter la question: Toute prière doit commencer comme ceci: Mon Dieu, je vous aime, bien imparfaitement, je vous adore et je souhaite vous servir de mon mieux tout au long de ce jour.Ainsi, tout était dit et chacun à sa place: Dieu, Créateur et tout-puissant, et nous, à sa disposition selon ce qu’il souhaitait pour nous. Je sais que ce langage est un peu vieillot.. Mais pourtant, il me semble que cela rejoint en partie votre homélie, cher Père Etienne.Vous nous rappelez les dispositions que doit avoir le priant, le croyant.Que l’Esprit Saint dispose notre coeur à la vraie louange, à la vraie prière.Merci pour votre enseignement solide.

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