Homélie du 32è Dimanche du T.O.A ; 12.11.2023, « Tenir allumée la flamme de notre baptême.»

Sagesse 6, 12-16
 Psaume 62 (63), 2, 3-4, 5-6, 7-8
1 Thessaloniciens 4, 13-18
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 25, 1-13

La parabole des dix jeunes filles invitées aux noces, nous offre une image mitigée quant à la compréhension de l’adhésion au Christ ; cinq d’entre-elles prévoyantes, et cinq autres insouciantes, allusion faite à ce monde coupé en deux.

 Les cinq filles prévoyantes sont le symbole de ceux qui comprennent leur identité chrétienne et sont prêts à tout moment, à accueillir le don de Dieu par la présence du Christ qui habite en eux. Ceux-là prennent tous les moyens nécessaires utiles à leur quotidien dans la relation avec Dieu. Bien qu’ils soient chrétiens, Ils savent que rien n’est ni facile et ni évident dans ce monde. Ils savent que la foi en Jésus ne dédouane pas de tous les efforts humains à faire pour entrer dans la gloire. Celui qui attend l’arrivée de l’époux dans la salle des noces, c’est-à-dire, celui qui suit le Christ dans l’espoir de voir sa vie se transformer,  doit être capable de patience, de persévérance et surtout d’endurance qui dépasse toutes nos forces humaines. La réponse du Christ à nos cris et à nos prières, peut parfois être longue au point de nous lasser et de nous décourager au profit d’une inertie. Être chrétien ne signifie pas rester à croiser les bras sans rien faire, comme si la providence et la grâce divine étaient synonymes d’inaction. C’est généralement l’erreur de beaucoup de chrétiens, symbole des cinq filles insouciantes.

En matière de foi en Jésus-Christ, il n’y a ni insouciance, ni naïveté. Les dix filles qui se sont retrouvées dans la salle des noces à l’attente de l’époux, tenant chacune une lampe, connaissaient les règles liées au fonctionnement de ces lampes. Nous qui sommes chrétiens baptisés, à l’attente du retour du Christ, nous connaissons les exigences de notre baptême, duquel nous avons reçu le cierge, signe de la lampe qui doit toujours être allumée: nul ne peut être à la salle des noces dans l’obscurité, nul ne peut donc tenir une lampe sans huile suffisante. Nul ne peut se dire chrétien, s’il n’est pas assez engagé à tenir allumée la flamme de son baptême : vivre de telle sorte que chaque jour soit un jour du retour du Christ.

Pata  KANGUE, CSSp

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Cet article a 2 commentaires

  1. Ariane Kaame

    Loué soit Jésus Christ à jamais ! 🙏

  2. Thérèse MOREAU

    Beau rappel de ce que doit être notre vigilance chrétienne, à nous, si vi satisfaits de nos petits efforts et si négligents en ce qui concerne l’entretien de notre lampe. Merci Père Etienne de booster notre préparation à la rencontre avec l’Epoux…

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