Vivons dans la crainte de Dieu! – Homélie du 3ème Dimanche de Pâques, 26.04.2020 Année A

Vivons dans la crainte de Dieu! – Homélie du 3ème Dimanche de Pâques, 26.04.2020 Année A

Première Lecture :- Lecture du livre des Actes des Apôtres 2, 14.22b-33
PSAUME 15 (16)  «Tu m’apprends, Seigneur, le chemin de la vie»
Lecture de la première lettre de saint Pierre apôtre 1, 17-21
Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 24, 13-35

 

Même si l’être humain est capable de changement en fonction de ses intérêts personnels, il n’est pas si facile de passer du reniement du Christ à la proclamation de sa résurrection en si peu de temps ; Pierre n’en était pas capable en tant qu’être humain, et d’ailleurs le reniement est une preuve.  D’où lui vient-il alors de proclamer un Christ ressuscité au point de mettre sa propre vie en danger de mort ?

La première lecture de ce dimanche nous parle du jour de la Pentecôte, jour de la descente du Saint-Esprit sur les apôtres. Simple détail ou fait anodin ? Ni l’un ni l’autre, car le Saint Esprit est la force agissante entre le Père et le Fils. Il est donc ce qui fonde l’action des apôtres au nom de Jésus, (pour expliquer les choses de la façon la plus simple). Pierre peut alors parler avec courage et fierté de Jésus : « Ce Jésus, Dieu l’a ressuscité ; nous tous, nous en sommes témoins.  Élevé par la droite de Dieu, il a reçu du Père l’Esprit Saint qui était promis, et il l’a répandu sur nous, ainsi que vous le voyez et l’entendez. » Pierre interpelle  donc  tous ceux qui en ce moment précis sont témoins oculaires de la manifestation de l’Esprit Saint sur les apôtres, afin que tous justifient leurs actes sur le Christ ressuscité.

L’église aurait-elle un moyen plus efficace de parler de l’action de l’Esprit Saint sans sa manifestation réelle et palpable? Ils sont bien chanceux ceux qui ont été témoins oculaires de la Pentecôte, car eux au moins n’ont pas eu droit à des preuves supplémentaires de la résurrection du Christ et de la manifestation de son Esprit ; mais la grâce de Dieu se manifeste aussi sur ceux qui, sans avoir assisté à la Pentecôte, craignent Dieu et qui, au nom de leur foi, mettent leur espérance en Dieu. À ceux là, Pierre s’adresse en ces termes dans la deuxième lecture de ce jour : « vivez donc dans la crainte de Dieu, pendant le temps où vous résidez ici-bas en étrangers. » La crainte ou encore la foi, qui nous fait voir au-delà de nos yeux d’hommes, Jésus Lui-même qui s’approche et qui marche avec nous sur nos chemins, pendant que nous en sommes encore à nous interroger et à chercher la preuve de sa résurrection, à la manière des disciples d’Emmaüs que nous présente l’évangile d’aujourd’hui.

Père Etienne KANGUE ESSIBEN, Cssp.
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Cet article a 2 commentaires

  1. Augustine Bakop

    Les disciples avaient la foi en Jésus. Cette foi qui était nourrie par la parole et partagée avec les autres.
    Merci mon père pour cet enseignement.
    Bonne journée à tous.
    Amen

  2. Thérèse Moreau

    Merci, cher Père Etienne pour cette homélie nourrissante. “Vivre dans la crainte de Dieu pendant le temps où nous résidons ici-bas en étrangers”. Voilà tout un programme! Puissions-nous nous laisser rejoindre sur nos chemins quels qu’ils soient, par le Christ Ressuscité.
    Qu’Il rende nos coeurs tout brûlants pour accueillir sa Parole. Surtout en cette période où on ne peut prendre part à son Corps et à son Sang, sinon par la communion spirituelle. Bon dimanche en confinement!

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