Le Seigneur libère ceux qui le craignent – Homélie du Lundi de la 13è Semaine du Temps ordinaire, 29.06.2020 Année A

Le Seigneur libère ceux qui le craignent – Homélie du Lundi de la 13è Semaine du Temps ordinaire, 29.06.2020 Année A

Solennité des Saints Pierre et Paul

Première Lecture :- Lecture du livre des Actes des Apôtres 12, 1-11
Psaume 33 (34) «De toutes mes frayeurs, le Seigneur me délivre!»
Deuxième Lecture : Lecture la deuxième lettre de saint Paul apôtre à Timothée 4, 6-8.17-18
Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 16, 13-19

En réconfortant son fils Timothée sur le chemin de la mission du Christ, Paul ne se couvre pas de gangs pour rappeler qu’être à la suite de Jésus ne protège pas le disciple contre d’éventuelles souffrances. Il faut être courageux et tenir au nom de celui pour lequel on s’engage sur des chemins incertains, incompréhensibles, et parfois insensés aux yeux des hommes. Tout est donc à la gloire de Dieu par son Fils. Voilà ce que Timothée doit retenir. Il n’existe aucune place sur le chemin de la mission du Seigneur pour ceux qui sont à la recherche de la gloire personnelle. La vie du disciple ne trouve de valeur que dans la seule recherche de l’accomplissement des recommandations du Seigneur. Il n’est donc pas étonnant que notre humanité s’intéresse de moins en moins à une telle vie qui transforme la vôtre en vous arrachant ce que vous avez de plus cher : votre liberté d’assumer la mission selon vos envies, pour que seule « la proclamation de l’Évangile s’accomplisse jusqu’au bout », et ceci parfois à vos risques et périls.

Paul a connu l’angoisse, les insultes, les menaces et plus encore, l’abandon de ses amis les plus proches ; Pierre n’a pas connu mieux. Dans la première lecture du jour, il est aussi, comme Paul, résolu à continuer son combat de missionnaire au fond d’une prison. Ces deux apôtres dont nous célébrons aujourd’hui la solennité, nous font comprendre qu’un engagement à la vie du Christ, dans notre monde actuel est encore possible. Les héros ne sont pas seulement des hommes et des femmes hors de notre temps, dont les mérites ressembleraient à des prouesses de contes de fées, mais ils sont des humains d’une époque dont nous sommes la continuité dans le temps et dans une foi commune, que nous partageons encore.

Toute vie a ses joies et ses peines. Et même si la liturgie d’aujourd’hui nous montre le coté effrayant du disciple en proie à des difficultés de tout genre ; elle révèle aussi la confiance en ce Dieu que notre foi proclame et sur lequel notre vie se règle. La libération miraculeuse de Pierre est une preuve palpable de l’existence du Dieu mystérieux qui agit par la main de son ange, tout comme Paul laisse comprendre à Timothée, qu’il n’existe aucune situation complexe qui ne laisse une ouverture à l’espérance : « J’ai été arraché à la gueule du lion ; le Seigneur m’arrachera encore à tout ce qu’on fait pour me nuire. Il me sauvera et me fera entrer dans son Royaume céleste. »

Père Etienne KANGUE ESSIBEN, Cssp.
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La publication a un commentaire

  1. Thérèse Moreau

    Ce qu’il y a à la fois d’étonnant et de remarquable, c’est que jamais, que ce soit de la bouche de Jésus lui-même ou de ses apôtres ( en particulier Pierre et Paul) nous n’entendons un discours qui flatte ou qui promet une vie exempte de toute souffrance, de tout périls faite de satisfactions personnelles et de promotions.
    L’appel est toujours clair ou se précise rapidement: la vie à la suite du Christ, mettre nos pas dans les siens, passe obligatoirement par le Calvaire. ” le serviteur n’est pas plus grand que son Maître”. Mais nous aimerions pouvoir en faire l’impasse et arriver tout de suite au jardin du tombeau vide, de la Résurrection.La fête des 2 apôtres, colonnes de l’Eglise nous rappelle que notre réponse à l’appel de Jésus est nécessairement une mise en marche sur ce chemin-là: un chemin d’acquiescement à la volonté de Dieu ( rarement en coïncidence avec la nôtre) dans la confiance absolue en Lui , quoi qu’il nous arrive. Hum, pas évident! Merci cher Père Etienne de ne pas nous donner d’homélies au sucre, mais faites de bon pain nourrissant même si c’est parfois (souvent!) rude à la mâche. En union de prière en cette fête de la foi.

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