Annoncer l’évangile par l’Esprit de Jésus – Homélie du Samedi de la 5è semaine de Pâques, 16.05.2020 Année A

Annoncer l’évangile par l’Esprit de Jésus – Homélie du Samedi de la 5è semaine de Pâques, 16.05.2020 Année A

PREMIERE LECTURE – livre des Actes des Apôtres 16,1-10. 
PSAUME –99 (100)  «  Acclamez le Seigneur, terre entière ! »
Evangile de  Jésus-Christ selon saint Jean 15, 18-21

L’on raconte que beaucoup de nos ainés missionnaires auraient été pour la plupart, attirés par le caractère exotique que recouvrait la vie missionnaire. Aller au loin à la découverte des terres nouvelles aurait alors ressemblé à une évasion procurée par cette vie missionnaire. Vrai ou faux ? Tout est au conditionnel ! Quoiqu’il en soit, les motivations des uns et des autres à pouvoir entrer dans la vie missionnaire se heurtent à deux conditions préalables: d’une part, le Christ est la raison fondamentale de l’annonce de l’évangile avec tous les risques que cela entraine, et d’autre part c’est l’Esprit de Dieu à travers son Fils qui agit sur tout envoyé, en imposant parfois ses priorités.

Dans l’évangile Jésus rappelle à ses apôtres la raison de leur présence auprès de Lui. Cette raison tient avant tout du choix de chacun dans sa condition au milieu du monde : « Je vous ai choisis en vous prenant dans le monde ». Le Christ n’a donc pas choisi les anges du ciel pour se mettre à sa suite, mais bien les hommes assujettis aux contraintes du monde dans leur milieu quotidien, mis à part et purifiés par l’Esprit afin d’être, comme nous l’avons vu dans la méditation du jeudi dernier, des témoins de l’évangile qui appartiennent désormais au Christ tout en vivant dans le monde. Leur nouvelle condition les expose aux risques de la mission : instabilité relative aux voyages permanents vers l’inconnu, disponibilité dépassant les bornes des limites humaines, incompréhensions qui frisent souvent la persécution ; toute Situation parfois complexe à faire comprendre à nos proches pour lesquels nous ne demeurons pas moins leurs amis, frères, cousins, fils, et même hommes, ce qui n’est pas faux, bien que…

Etre missionnaire à la suite du Christ, c’est aussi savoir être à l’écoute de son Esprit. Le missionnaire ne va pas où il lui plait d’aller. La première lecture nous montre à deux reprises comment le  Saint-Esprit s’oppose aux actions qui ne cadrent pas avec la volonté du Seigneur. Baptisés dans le Christ, nous sommes tous missionnaires, appelés non pas à aller dans une aventure exotique qui nous pousse à demander tout dans nos prières, mais à se conformer à  la volonté de l’Esprit du Seigneur qui habite en nous et qui nous conduit à sa guise. Ceci suppose que nous devons accepter la volonté de Dieu, bien que contraire à notre prière, comme don de l’Esprit.

Père Etienne KANGUE ESSIBEN, Cssp
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Cet article a 2 commentaires

  1. Bilana cecile claudette

    Voici coment nous devons être soumis à tout ce qui nous est face à la vie, devant le christ nous sommes tout petit, pourquoi pas prendre cet exemple du christ au devant de tout être humain.

  2. Thérèse Moreau

    C’est le Christ qui appelle et qui envoie. “Viens, toi suis-moi!” Il appelle ( comme jadis il a appelé ses apôtres, ses disciples, …) des hommes et des femmes à le suivre et à prendre part à sa mission. Il les appelle avec toute l’épaisseur de leur humanité, c-à-d, avec leurs compétences et leurs faiblesses, leur générosité et leurs traits de caractère parfois difficiles à vivre, bref, des hommes et des femmes.Il leur fait confiance, et leur envoie l’Esprit, Il marche avec eux. Et ainsi se bâtit le Royaume. Et notre Europe est aussi terre de mission, et des missionnaires venus d’ailleurs sont venus chez nous pour continuer l’oeuvre du Christ et nous aider à devenir, nous aussi des missionnaires dans nos vies quotidiennes. Merci à Dieu pour ce don qu’Il nous fait à travers eux, et merci à vous cher père Etienne, d’avoir accepté de venir combler votre besoin d’exotisme chez nous.

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