Nous sommes tous, des disciples du Christ. – Homélie du lundi de la 26è semaine du Temps ordinaire, 28.09.2020 Année A

Nous sommes tous, des disciples du Christ. – Homélie du lundi de la 26è semaine du Temps ordinaire, 28.09.2020 Année A

PREMIERE LECTURE – Lecture du livre de Job 1, 6-22
Psaume  16 (17) « Toi, le Dieu qui répond : écoute-moi, entends ce que je dis »
Evangile de  Jésus-Christ selon saint Luc  9, 46-50

« Jean, l’un des Douze, dit à Jésus : Maître, nous avons vu quelqu’un expulser des démons en ton nom ; nous l’en avons empêché, car il ne marche pas à ta suite avec nous. » la réaction de Jean obéit à une logique qui se tient dans tous les sens, car être disciple de Jésus, c’est adhérer à sa parole et ensuite le suivre dans toutes les péripéties. C’est d’ailleurs ce que les autres disciples font. Ils vivent la lourdeur du jour, le poids et les obstacles de tout genre auprès de leur maître. Ils sont même parfois rabroués par Celui-ci en cas d’impair, surtout quand ils sont la recherche du leadership qui consiste à savoir qui est le plus grand d’entre-eux, comme c’est le cas dans l’évangile de ce jour. Jean comprend donc mal comment ceux qui ne font aucun effort pour être à la suite du Christ peuvent bénéficier de ses prouesses telles qu’expulser les démons au nom de Jésus. Jean se rappelle certainement que ce pouvoir d’expulser les démons avait été octroyé aux disciples par le maître, lors de l’envoie en mission. Seuls les initiés, c’est-à-dire les disciples, sont dignes de ce genre d’actes, d’où la réaction de Jean et de ses amis disciples : « nous l’en avons empêché, car il ne marche pas à ta suite avec nous. » Cette réaction provient d’un double désir, celui de protéger leur statut de disciple, et celui de garantir la dignité du Christ devant toute personne étrangère à la foi en Jésus.

« Jésus lui répondit : Ne l’en empêchez pas : qui n’est pas contre vous est pour vous. » Voilà ce qui en rajoute à l’enseignement qu’avaient reçu les disciples jusque là. La réponse de Jésus sonne comme une prise de conscience de la réalité selon laquelle, nul ne peut prévaloir être disciple de Jésus plus que ceux qui ne font pas partie de son cadre de vie. Un détail échappe aux chrétiens que nous sommes ; c’est qu’en matière de salut, Dieu agit aussi sur la base de sa grâce, c’est-à-dire de sa bonté qui peut reposer sur tous les humains sans exception, ni condition. Ce qui ne signifie pas qu’être chrétien ou suivre le Christ n’est pas important, au contraire ! La réponse de Jésus à ce sujet est aussi claire : « qui n’est pas contre vous est pour vous », en d’autres termes, l’adhésion au Christ peut aussi se faire hors des canons classiques tracés par notre église. Si l’on n’enchaine pas l’Esprit comme le disait Jésus à Nicodème, alors cet Esprit porteur de la parole de Dieu, peut s’étendre au-delà de nos frontières chrétiennes, et finit par produire de nouveaux disciples du Christ.

Pata KANGUÈ, Cssp.
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La publication a un commentaire

  1. Thérèse Moreau

    Et grâces en soient rendues à Dieu. Oui, l’Esprit souffle où il veut et quand il veut. Déjà dans les débuts des premières communautés chrétiennes, l’Esprit était descendu sur des personnes non encore baptisées! Le salut est d’abord l’initiative de Dieu même s’Il nous invite à y collaborer activement. Stupeur et émerveillement devant la façon de faire de Dieu. Et mise en garde à ceux qui seraient tentés de mettre la main sur les dons de Dieu, sur Dieu lui-même . Réjouissons-nous que Dieu facilite ainsi la tâche missionnaire de ses disciples en travaillant déjà le coeur de ceux à qui est destinée la Bonne Nouvelle. Mais cela, le missionnaire que vous êtes le sait depuis longtemps.Merci Père Etienne

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