Vaincre le mal au nom du Christ – Homélie du Samedi de la 26è semaine du Temps ordinaire, 03.10.2020 Année A

Vaincre le mal au nom du Christ – Homélie du Samedi de la 26è semaine du Temps ordinaire, 03.10.2020 Année A

PREMIERE LECTURE – Lecture du livre de Job 42, 1-3.5-6.12-17
Psaume  118 (119) « Pour ton serviteur, que ton visage s’illumine, Seigneur !»
Evangile de  Jésus-Christ selon saint Luc 10, 17-24

 

« En ce temps-là,  les 72 disciples que Jésus avait envoyés revinrent tout joyeux, en disant : Seigneur, même les démons nous sont soumis en ton nom. » il ya de quoi remettre en confiance tous ceux qui ne croient plus en la puissance du Christ devant le mal de ce monde. En effet, la violence, l’égoïsme et le manque de charité de plus en plus grandissant contribuent à mettre en place un monde dans lequel règnent des sociétés sans foi ni loi, donnant ainsi l’impression de la chute du règne du Christ parmi nous : Dieu oui, mais hors des préoccupations humaines semble-t-on entendre ! L’envoie en mission des disciples sonne comme un avertissement à l’endroit du mal ambiant dans le monde, mais il remet aussi à sa juste place, la mission du Fils de Dieu, vainqueur de ce mal.

« Même les démons nous sont soumis en ton nom. » Cette joie de vaincre le mal laisse transparaitre deux présupposés : le premier est relatif à la facilité de soumettre toute chose aux pieds des disciples. Le pouvoir transmis par le Christ est au-dessus de toute chose et ne saurait souffrir d’un quelconque doute. Si les disciples sont allés en mission tout confiants, c’est parce que leur abandon au maitre, a fait d’eux des êtres totalement donnés à la cause du Christ, agissant au nom de ce même Christ par lequel ils ont été envoyés. Les miracles réalisés sont donc justifiés par cet élément de foi qui doit être le leitmotiv de tout chrétien engagé dans la voie du Seigneur et dont la devise doit être la suivante : « au nom du Christ, rien n’est impossible ».

Le deuxième présupposé est relatif à l’existence d’une quelconque résistance que rencontreraient les disciples sur le chemin de leur mission, et la plus grande résistance est justement celle du mal. Jésus sait très bien que si l’humanité n’est pas assez préparée, elle ne tiendra guère tête au tentateur. La mission des disciples est donc d’un succès total, puisqu’ils ont eu le dessus sur les démons, ce qui veut clairement dire que toute personne remplie de l’esprit du Christ, est capable de vaincre le mal. Il ne faut cependant pas confondre vaincre le mal et anéantir le mal. Vaincre le mal c’est en être à la hauteur en vivant selon la loi du Seigneur ; anéantir le mal par contre, est du domaine réservé au Christ seul à la fin des temps, lorsque son Père aura mis tout sous ses pieds, en dernier lieu, le mal ou la mort ( 1 Corinthiens 15, 24-27)

Pata  KANGUÈ, Cssp.
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La publication a un commentaire

  1. Thérèse Moreau

    Merci pour ces précisions.Au jour de notre Baptême, nous sommes devenus les enfants bien-aimés du Père, oints de l’huile sainte, qui nous donne la force de l’Esprit pour nous aider à vaincre le mal, nous avons revêtu le Christ, nous avons reçu la lumière du Christ. Dieu a confirmé tout cela en nous, le jour de notre Confirmation et nous a envoyés, pour être ses témoins, malgré notre faiblesse. Nous sommes nourris du Corps et du Sang du Christ, pour que sa vie soit notre force. Nous recevons son Pardon lorsque nous chutons sur nos routes humaines. Nous avons donc les armes nécessaires pour lutter contre le Mal qui s’insinue dans notre vie. IL NE PEUT RIEN SANS NOTRE CONSENTEMENT. Donc, il ne faut jamais que nous nous réfugiions derrière cet argument: “Ce n’est pas moi, c’est le Diable!”Jésus nous assure que si nous avons foi en lui, si nous restons attachés à lui, alors, sa puissance fera le reste.Mais c’est Lui qui fait tout, il nous permet de nous associer à son oeuvre de salut, mais nous ne sommes pas le Sauveur. Merci Père Etienne.

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