Homélie du 27è Dimanche du T.O.A ; 08.10.2023, « l’héritier Véritable.»

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Isaïe 5,1-7
 Psaume 79 (80), 9.12, 13-14, 15-16a, 19-20

Philippiens 4, 6-9

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 21, 33-43

« …Il leur envoya son fils, en se disant : ‘Ils respecteront mon fils.’ Mais, voyant le fils, les vignerons se dirent entre eux : ‘Voici l’héritier : venez ! tuons-le, nous aurons son héritage !’ Ils se saisirent de lui, le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent. » La parabole de ce dimanche met en lumière le courage démesuré de l’être humain, fondé sur l’instinct de convoitise qui dépasse toutes les normes : des ouvriers qui convoitent l’héritage de leur maître, en tuant le fils de ce dernier, héritier légitime. Il ya dans cette parabole deux éléments qui sont totalement en opposition de phase : d’une part, l’estime de soi du maitre,  et d’autre part, le manque de bon sens des vignerons.

L’estime de soi que manifeste le maitre, repose sur son statut du propriétaire de la vigne. En tant que maitre des lieux, il s’appuie sur son autorité, et envoie son fils auprès des vignerons, demander les comptes de la vigne, là où les autres envoyés ont au préalable échoué. Il n’ya en ce maitre ni naïveté, ni innocence, il n’ya que le souci de rétablir l’ordre des choses, car tout fils représente valablement son père, par le fait des liens de la filiation, et plus encore sur le plan juridique. Le meurtre du fils n’est donc pas le résultat de la négligence de son père, mais du non respect de l’autorité, auquel il faut ajouter le manque de bon sens des vignerons.

« Voyant le fils, les vignerons se dirent entre eux : ‘Voici l’héritier : venez! Tuons-le, nous aurons son héritage ! » La convoitise est le meilleur conseiller en matière de destruction et de prétention absolue, car elle vous enlève ce qui est en vous de minimum de raison, et vous dicte une loi qui est justifiée par la recherche des intérêts personnels, au détriment de toutes les normes établies. Ici, l’évangile nous montre que la mort du Christ est aussi le fait de notre convoitise à outrance, par la destruction des autres. Fort heureusement, dans toute histoire entre Dieu et l’humanité, Dieu finit toujours par avoir le dernier mot, en rétablissant les choses à leur place, et en nous remettant à la place qui est la nôtre « Eh bien ! Quand le maître de la vigne viendra (…) ces misérables, il les fera périr misérablement. Il louera la vigne à d’autres vignerons, qui lui en remettront le produit en temps voulu ». La mort du Christ, fils du propriétaire de la vigne n’est donc pas la fin de la mission de Dieu sur terre ; au contraire, elle est le début de l’ouverture du salut à tous ceux qui savent reconnaitre l’autorité de Dieu en son Fils Jésus-Christ. Le Christ seul demeure l’héritier véritable de Dieu, garant de notre salut.

Pata  KANGUE, CSSp

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